Mademoiselle  Simone
 

Big brother?

1 visiteur(s) ? Bon, c'est mieux que rien!

Newsletter

Inscription à la newsletter
 
Mercredi 5 mars 2008

Les poèmes se font de plus en plus rares sur cette page mais pas dans mon cahier. Voici donc le dernier en date! Bonne lecture 

Notre Père qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié 
Sanctifie aussi le sang des pères d’outre vie mêlé à l’âcre de leur sueur versée sur la terre lacérée de soupirs incéssants et de larmes coutelas 
L’espoir du pain de chaque jour avait l’ironie sombre d’un papayer mâle au goût de sucre amer. 
Et le pardon est né de l’offense vive mais lasse de combat sans soldats aux cicatrices sang. 
L’oubli est une tentation qui n’soigne pas les blessures. Roseau qui plie jamais ne casse et la douleur vit sans censure. 
Au nom du béké, du colon, Saccharum robustum
A perte de vue, les champs de canne déroulent leurs panaches blancs narguant les vents fougueux qui sentent les embruns 
Leurs flèches ont transpercé tant de cœurs innocents qu’elles se pavanent hautaines
Insolents souvenirs de silences supplices
Les relents cendrés de canne que l’on consumme porte le cœur aux lèvres. Nausée tropicale 
Tant de particules en nuée dessinent une rumba ivre de rhum de malavwa 
Les rues de Gorée semblent si loin déjà et pourtant la complainte de l’amarreuse en peine conte la traversée Elle dit : coolis. Elle dit bossale. Elle crie Hayiti chérie
Raché koupé pléré Raché, koupé, pléré. Raché, koupé, pléré. Raché, koupé, pléré 
Un chant sans voie où les roseaux sucrés déversent une eau-de-vie qui dévale les mornes
Elle dit : An ba rôb. Bikanna blan. Gro Néli. Gwatémala. Jounou poul. Sent kwa. 
Elle dit : Père Labat aurais-tu oublié tous les Pater nostrum ? Toi qui nous enseigna Sacharum robustum au nom du capital. Au nom de tous les saints de la consommation, du pouvoir et du gain. 
Elle dit : Pardonnez-leur Seigneur même s’ils savaient ce qu’ils faisaient
Elle dit : Kalandriyé. Kristalinn. Bélandjèt. Koubaril. Pen épi lèt. Sik dôj. An gou myèl, an gou sèl. Paradoks ka bat zèl 
Elle dit l’immonde géométrie aux contours aigus qui fit d’un triangle infernal un cercle aux vices innommables. 
Du vésou et du sang sur les mains, les bourreaux fredonnent une vwa bèf guidant un cabrouet funèbre 
Le commandeur commande, le géreur gère, l’amarreuse amarre, le coupeur coupe, les chiens aboient et le marron trépasse 
Elle dit : Nozenbé. Pété po. Poslènn. Ribané. Rosinyôl.Zabitan. Maframé. 
Et la terre écorchée se souvient des prières. 
Et le ciel scélérat a le bleu de l’amer. 
Et les champs ont un goût de sang coagulé. Et les âmes…Et les larmes
Et la sombre mélodie d’un padjanbèl mutique dit que le sucre est argent et que la souffrance dort.

Lundi 4 février 2008
L'amour...Vaste sujet pour appellation unique...Le propos de ce poème est donc d'en étendre les caresses à perte de vue, car un mot ne suffit pas pour une telle dimension. 

La liste est en effet très longue...Et si vous la complétiez? 
Je vous propose donc de laisser aller votre imagination dans vos commentaires. En français, en créole, ou en tout autre langue qui vous inspire! 
Bonne lecture...


Jenjanb Miskad Vani’y Kannèl
Toutrèl ka ba mwen zèl
Mélodi la pli si tòl
Sézon ki pa bizwen pawòl
Madou siro
Nannan dan koko
Soley de mes hivers
Toutoun an lòv bèlèr
Dlo glasé lè mwen swèf
Mélodi pou joli bèf
Sik mèm lè pa ni kafé
Dans la richesse ou dans la pauvreté
Briz van dan karèm
Boukan dousè an rétjiyèm
Chaten’y an migan fondasyon mwen
Prézans ka rélé distans lwen
Dakatine de mon mafé
Virgil an tjè apòstrofé
Chabichou de mes orteils
Karès bo dan somey
Rimèd tout mal kadi
Rékonfò mal moun ka di
Sitron lélé dan myèl
Doudou lanmou ! Fout ou bèl !
Zwèl séré sansasyon
Jwa jwi di fwi la fwa aléliron
Zétwal lannuit san lalinn
Kalans pozé tèt an dodinn
Lion adan zion
Enerji ka mèt mwen high on
Péyi tout dimansyon plézi
Ekwasyon ka rann pwoblèm easy
Bèt a fé pou nanm mwen
Félisité mèm san ayen
Mélodi mo lanmou sé pa an sèl pawòl
Mi dé mo kat mizi An ladja san bémòl
Kouté tjè mwen ka bat san bout
Ou sé yonn ou sé tout
Kouté tjè mwen ka bat san bout
Kouté tjè mwen ka bat san bout
Dimanche 20 janvier 2008

Bonjour à toutes et à tous,

Je commence par vous souhaiter une très bonne année 2008 comme la tradition le veut.

2007 a été une année de révélation: l'écriture, la musique...2008 sera je l'espère l'année de la réalisation...Je vous la souhaite riche en épanouissement, en sérénité et en amour de vous et de ceux qui vous entourent. 

Ceux qui passent par cette page régulièrement ont dû se demander si j'avais arrêté d'écrire ou si j'avais disparu! Rien de tout cela. Après 2 semaines en Martinique, je suis revenue en France mais l'esprit ni le coeur n'y étais. 
J'y serais bien restée plus longtemps mais je devrai attendre le mois de mars pour ça. En effet, une nouvelle aventure commence dans 2 mois: retour aux sources, création, écriture, et voyages à la clé!
Je continuerai donc d'alimenter ce blog depuis mon île et peut-être que mon âme nomade vous guidera ailleurs...qui sait...

Je laisse en ligne, un texte rédigé à mon retour de Martinique en décembre. J'étais  partie par 10 degrés et je suis revenue par -4. Imaginez donc le contraste avec le soleil et la chaleur tant humaine que climatique que je venais de quitter. Imaginez donc une Simone médusée, perdue dans une dimension hostile.
Ce poème date donc de cette période...
Bonne lecture
!



L’automne murmure des mots d’hivers et parfois des maux divers érodent ma foi
Quand le gel cristallise mes ires, le froid menace de saisir les feuilles dénudant les platanes
Le ciel s’allume lentement d’une lumière diaphane
Comme si…
Une invasion polaire voulait s’emparer du soleil
En un empire de glace où ma peau se vermeille
Derrière les carreaux flous de givre, la chaleur…insaisissable
Tel le trèfle à quatre feuille, mystère…impénétrable
Alors j’appelle de mes espoirs le chant du coq et son tropique
Pour donner à mon cœur glacé quelques frissons philanthropiques
Il me semble qu’il fait si froid que je ne ressens plus mes sens
Il me semble qu’il fait si froid, mon sang a perdu connaissance
Figée de particules amères, mon essence n’a plus de repères
Et des cristaux liquides fondent en écran sous mes paupières
J’n’ai pas sommeil, alors je marche
La ville s’éveille, le soleil crache…des rayons pâles et sans lueur
Le froid cavale, il est 6 heures
Petit matin de plus au parfum d’habitude
J’ai toujours froid et mon âme tremble emmitouflée de solitude
Je voudrais demander l’exil sur la terre où j’ai vu le jour
Mais il semble qu’à mes prières Mercure reste éternellement sourd
Alors je m’évertue du revers d’une main
A boire dans un verre vide…illusion qu’il est plein
Car j’ai si froid
Si froid…Mon seul désir est d’apercevoir l’horizon
Mais le béton suspend mon vol en une unique saison
 



Mardi 13 novembre 2007

Fichier hébergé par Archive-Host.com

Lundi 12 novembre 2007

Pas de poème ce matin, mais une réflexion de sortie de travail hier soir...Des caméras partout, frigidité dans le métro...Rien ne doit dépasser...

Souriez,vous êtes filmés
Ultra sécurité pour société lyophilisée
Souriez, vous êtes paternalisés
Anesthésiés mais PROTEGES
Souriez vous êtes fichés
La peur est traçabilisée
Scannée, analysée, contrôlée
Souriez, vous êtes fichus
L'ADN a remplacé la haine
Racisme organisé
Rien ne doit dépasser
Everything's gonnabe OK
Souriez, vous avez voté
Et puis les autres ont décidé
Souriez, vous êtes filmés
Protection rapprochée
Sans sucre ajouté
Souriez, vous êtes google-isés
Gouvernement édulcoré pour révolution gogolisée
Souriez, vous consommez
Au prix d'un pouvoir d'achat soldé
Payez cash et gardez la monnaie
Souriez, vous êtes recyclés
Eco-logique de pourrissement
Intelligence bio-dégradée
Souriez, vous êtes soap-opérés
Télé lobotomisés
Souriez, ou bien pleurez
Mais s'il vous plait, réagissez
Le scénario est mal écrit
Mais il n'est pas encore fini

 

On est quel jour?

Mai 2008
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>
 
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus