Big brother?

1 visiteur(s) ? Bon, c'est mieux que rien!

Mardi 28 octobre 2008

Jounen kréyòl oliron la tè

Journée international du créole

Par Simone
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 26 octobre 2008

Petit à petit, les choses prennent forme. Retour houleux, bouleversant, plein de passion et de fougue. Le temps me boude et ce blog en fait les frais, mais les faits sont là et comptent de plus en plus.Trève de discours, les choses se passent:

Vwalavilweb.JPG

Par Simone
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 17 juillet 2008

Oh temps suspend...
Que dire sinon que le silence n'est pas un oubli! Le retour au pays est long et riche en émotions diverses. La tentation de balades en pleine nature ou de virées sur les routes de l'île est plus grande que l'envie de pianoter sur mon clavier. Que l'on me jette la pierre...Non, je préfère encore vous abandonner à la lecture de ce texte...


C'est



J'ai regardé mon monde à travers un kaléidoscope

Comme un cosmos en éclat. Confetti de rêves syncopes

J'ai écouté mon monde comme un rara la simènn sent

Milaner sa faconde diatribe en mal d'étreinte

C'est un monde

Où j'émonde une amande de rêves

C'est un monde

Où commande d'immondes démons sans trêves

C'est le mépris bon marché si cher à nos oreilles

C'est la sourde clameur d'un cri qui s'ensommeille

C'est le tounen viré d'une douceur amère

C'est la lave en cocon dans l'hymen du cratère

C'est la céphalée stridente d'une peine sans terme

C'est la cage sans barreau du vol triste du sterne

C'est le pays natal retourné tjou pou tèt

C'est le poisson qui git dans un cube sans arête

C'est ma voie qui réclame un chemin de traverse

C'est ma raison qui hurle en veine controverse

C'est mon oui qui est oui c'est mon non qui est non

C'est un drame fantastique qui n'a que deux saisons

C'est le mont épelé en merveille de grandeur

C'est le dire et le dire est un faire quia peur

C'est la bestialité de la nature faite force

C'est la force de l'ordre aux codes en entorse

C'est mon sang qui rougit d'une fraternelle déveine

C'est l'idée sans les actes et la fête bréhènne

C'est mon Moi qui dit mot car je suis et je pense

C'est mon Ca pleins de maux qui remplissent sa panse

C'est la cacophonie du silence des mornes

C'est le funèbre augure du lambi dans sa corne

C'est un cortège de corps jetés en pâture à l'asphalte

C'est un peuple qui dresse son propre catafalque

C'est un samedi sans baron

C'est un culte sans panthéon

C'est un pays mêlé d'iode et de ciment rafistolé

C'est un bonbon acidulé qui crisse sous des dents gâtées

C'est un film en technicolor avec une bande son en créole

C'est une comédie bililik dont on se fiche bien des paroles

C'est un conte à dormir debout où les diablesses vont à la messe

C'est une confusion confuse où le chien n'est pas au bout de la laisse

C'est un tout et son contraire dans un grand désordre cosmique

C'est mon bonheur et mon malheur dans une tragédie comique

 

Par Simone
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 5 mars 2008

Les poèmes se font de plus en plus rares sur cette page mais pas dans mon cahier. Voici donc le dernier en date! Bonne lecture 

Notre Père qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié 
Sanctifie aussi le sang des pères d’outre vie mêlé à l’âcre de leur sueur versée sur la terre lacérée de soupirs incéssants et de larmes coutelas 
L’espoir du pain de chaque jour avait l’ironie sombre d’un papayer mâle au goût de sucre amer. 
Et le pardon est né de l’offense vive mais lasse de combat sans soldats aux cicatrices sang. 
L’oubli est une tentation qui n’soigne pas les blessures. Roseau qui plie jamais ne casse et la douleur vit sans censure. 
Au nom du béké, du colon, Saccharum robustum
A perte de vue, les champs de canne déroulent leurs panaches blancs narguant les vents fougueux qui sentent les embruns 
Leurs flèches ont transpercé tant de cœurs innocents qu’elles se pavanent hautaines
Insolents souvenirs de silences supplices
Les relents cendrés de canne que l’on consumme porte le cœur aux lèvres. Nausée tropicale 
Tant de particules en nuée dessinent une rumba ivre de rhum de malavwa 
Les rues de Gorée semblent si loin déjà et pourtant la complainte de l’amarreuse en peine conte la traversée Elle dit : coolis. Elle dit bossale. Elle crie Hayiti chérie
Raché koupé pléré Raché, koupé, pléré. Raché, koupé, pléré. Raché, koupé, pléré 
Un chant sans voie où les roseaux sucrés déversent une eau-de-vie qui dévale les mornes
Elle dit : An ba rôb. Bikanna blan. Gro Néli. Gwatémala. Jounou poul. Sent kwa. 
Elle dit : Père Labat aurais-tu oublié tous les Pater nostrum ? Toi qui nous enseigna Sacharum robustum au nom du capital. Au nom de tous les saints de la consommation, du pouvoir et du gain. 
Elle dit : Pardonnez-leur Seigneur même s’ils savaient ce qu’ils faisaient
Elle dit : Kalandriyé. Kristalinn. Bélandjèt. Koubaril. Pen épi lèt. Sik dôj. An gou myèl, an gou sèl. Paradoks ka bat zèl 
Elle dit l’immonde géométrie aux contours aigus qui fit d’un triangle infernal un cercle aux vices innommables. 
Du vésou et du sang sur les mains, les bourreaux fredonnent une vwa bèf guidant un cabrouet funèbre 
Le commandeur commande, le géreur gère, l’amarreuse amarre, le coupeur coupe, les chiens aboient et le marron trépasse 
Elle dit : Nozenbé. Pété po. Poslènn. Ribané. Rosinyôl.Zabitan. Maframé. 
Et la terre écorchée se souvient des prières. 
Et le ciel scélérat a le bleu de l’amer. 
Et les champs ont un goût de sang coagulé. Et les âmes…Et les larmes
Et la sombre mélodie d’un padjanbèl mutique dit que le sucre est argent et que la souffrance dort.

Par Simone
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 4 février 2008
L'amour...Vaste sujet pour appellation unique...Le propos de ce poème est donc d'en étendre les caresses à perte de vue, car un mot ne suffit pas pour une telle dimension. 

La liste est en effet très longue...Et si vous la complétiez? 
Je vous propose donc de laisser aller votre imagination dans vos commentaires. En français, en créole, ou en tout autre langue qui vous inspire! 
Bonne lecture...


Jenjanb Miskad Vani’y Kannèl
Toutrèl ka ba mwen zèl
Mélodi la pli si tòl
Sézon ki pa bizwen pawòl
Madou siro
Nannan dan koko
Soley de mes hivers
Toutoun an lòv bèlèr
Dlo glasé lè mwen swèf
Mélodi pou joli bèf
Sik mèm lè pa ni kafé
Dans la richesse ou dans la pauvreté
Briz van dan karèm
Boukan dousè an rétjiyèm
Chaten’y an migan fondasyon mwen
Prézans ka rélé distans lwen
Dakatine de mon mafé
Virgil an tjè apòstrofé
Chabichou de mes orteils
Karès bo dan somey
Rimèd tout mal kadi
Rékonfò mal moun ka di
Sitron lélé dan myèl
Doudou lanmou ! Fout ou bèl !
Zwèl séré sansasyon
Jwa jwi di fwi la fwa aléliron
Zétwal lannuit san lalinn
Kalans pozé tèt an dodinn
Lion adan zion
Enerji ka mèt mwen high on
Péyi tout dimansyon plézi
Ekwasyon ka rann pwoblèm easy
Bèt a fé pou nanm mwen
Félisité mèm san ayen
Mélodi mo lanmou sé pa an sèl pawòl
Mi dé mo kat mizi An ladja san bémòl
Kouté tjè mwen ka bat san bout
Ou sé yonn ou sé tout
Kouté tjè mwen ka bat san bout
Kouté tjè mwen ka bat san bout
Par Simone
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

On est quel jour?

Juillet 2009
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus